Tambouille professionnelle : le principe de la yaourtière ou qu'est-ce qu'un consultant informatique ...

Publié le par Titi

Aujourd'hui, le concept du consultant informatique.
Actuellement, en France, je distingue deux types de sociétés : celles qui vendent des pots de yaourt et celles qui vendent de la barback.
Je ne parle pas des boîtes comme celles de Grosminet qui vendent la crème glacée rhum-raisin à bonne température et avec la cuillère et la serviette en tissu, elles sont hors concours.

- La barback, ça se périme plus vite que le pot de yaourt.
- La barback, ça peut se jeter dans un endroit sans ménagement, ça ne casse pas, contrairement à un pot de yaourt qui nécessite plus de délicatesse dans la manipulation.
- Par contre, la barback, c'est mieux de la laisser au frais longtemps au même endroit sans la sortir, ça n'aime pas les changements de température. Le yaourt peut changer de frigo de temps en temps.

On saisit le concept ? Je continue.

Moi, je suis un pot de yaourt.

Le principe d'être un bon pot de yaourt, c'est d'avoir un parfum rare et bon. Genre papaye-litchi. 
Parce que les yaourts à la fraise, c'est trop basique, ça se vend beaucoup moins cher.
Le yaourt banane-fraise, c'est commun, mais ça se vend déjà plus cher car c'est bi-goût, c'est plus intéressant.
Attention, au-dessus de 3 goûts, ça devient indigeste.

Dans les sociétés de pots de yaourts, des fois, on essaie de désaromatiser les yaourts qui ne se vendent plus et de leur donner un autre goût. Ca marche rarement. Ca a tendance à donner un goût dégueulasse et très amer. Et le yaourt peut tourner.

Il y a aussi le commercial en pots de yaourts. Tout le monde sait qu'un "bon" commercial, ça vend un peigne à un chauve, donc yaourt à la fraise ou yaourt papaye-litchi, c'est kif-kif, la différence, c'est la commission à la fin du mois. Donc, on préfère le papaye-litchi.
Et dans mon cas, c'est pire, je suis un yaourt papaye-litchi unique, donc la seule capable de donner un goût papaye-litchi à d'autres petits yaourts nature ou litchi et donc de créer du pot de yaourt papaye-litchi à vendre. Le commercial n'est pas bête, il me fait des courbettes, me file sa carte de visite et m'explique qu'il a une super forte demande de yaourts papaye-litchi, ça serait cool que je l'aide.
Le top de la snob-hypitude, c'est quand un petit yaourt tout fade au goût indéterminé te parle de Roger Duglandu et que tu lui demandes qui c'est. Là, il te répond : "Mais tu sais bien, c'est le vendeur en papaye-litchi !". Ben non, je ne vois pas, rien à péter du vendeur de papaye-litchi, demain il vendra du café-coco et ce sera son copain Robert Ducouillu, le spécialiste du papaye-litchi.

Dans un mois, je sors du frigo et je m'en vais tranquillement couver une Gudrun avant de la démouler délicatement. Je ne sais pas si elle deviendra un pot de yaourt, mais elle aussi, elle sera unique.

Et celui qui demande, et où qu'elles sont les sociétés qui vendent de la boîte de conserve, je lui répondrai, pour le moment, elles sont encore en Inde !

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Publié dans Au bureau

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Commenter cet article
F
ba la yaourtiere, c'est là ou tu fous une substance blanche, que tu fouette legerement jusqu'à ce que ça prenne..
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T
Hum, intéressant comme définition, effectivement ;-)
F
marrant, pour moi, yaourtiere, ça a une autre signification 0:-)
Répondre
T
Bon ben vas y, lâche toi, c'est pas comme si ce blog avait une quelconque morale puritaine hein ;-)moi je connais pas en tout cas ...