La désorganisation sociale
On considère 2 potes qui décident de produire du maïs. Le premier met son champ en région parisienne, l'autre dans l'est de la France. Et ça marche. Alors comme ils ont des sous, ils achètent les champs des autres. Bon de temps en temps, ils achètent juste du terrain et le transforme en champ. Et ça marche du feu de dieu. Donc comme ils ont des rêves de grands et ils vont voir à l'étranger s'ils peuvent pas racheter des champs. Et c'est parti pour la mondialisation.
En attendant en France, les responsables de chaque champ sont assez indisciplinés et c'est le bordel à gérer. Alors on leur crée une direction informatique décisionnelle. On leur fait des tableaux de bords pour la production et la vente de leur maïs. Mais on fait ça à la française avec plein de chefs, de procédures et d'administration. Ca embauche plein de monde, on fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose puisque le maïs, ça se vend toujours.
Puis les deux potes se disent qu'il faudrait surveiller un peu les champs qu'ils ont à l'étranger, sauf que les étrangers, avant d'être racheté, ils géraient déjà leur champ. Alors ils nomment quelqu'un à la tête de chaque pays, pour être responsable des champs. Puis à tous ces responsables, on leur dit qu'on va leur fournir des belles statistiques toutes belles pour qu'ils puissent gérer mieux leurs champs. Sauf que eux, ils en ont rien à foutre puisqu'ils vendaient déjà du maïs avant. Mais bon, ce sont les patrons qui décident. Alors pour faire vite et simple, les patrons prennent une dizaine de pecnos, leur disent de se débrouiller pour fournir un truc qui devrait être utile aux étrangers pour gérer leurs champs. C'est le ouaille, aucune organisation mais ça marche plus ou moins. Puis, les patrons se disent, ça suffit, on va leur imposer notre informatique décisionnelle pour améliorer la production et la vente de maïs. Alors les étrangers gueulent parce que maintenant, si on leur impose un truc, faudrait que ça marche aussi bien voire mieux que leur bon vieux stylo-bloc-notes-téléphone. Alors on prend des prestataires à tout va pour fournir un truc plus ou moins bien ficelé. Mais comme à la base, on ne sait même pas trop ce qu'il faut fournir, c'est le binz.
Alors là les 2 potes se mettent à réfléchir et se disent que pour faire encore plus de pognon, il faudrait faire le même système décisionnel pour la France et les autres pays. Donc une seule direction informatique. Ils commencent par dégraisser la française, la lourde, la plus chère. Ils virent tous les techos, les fainéants et les femmes en les refourguant à une société de prestataires. Et ils gardent quelques chefs. Puis, ils s'attaquent à l'international. Ils externalisent d'abord à l'île Maurice. Puis, ils disent aux gens qu'ils vont devoir intégrer la direction française pour faire la même chose qu'eux et avec leurs méthodes. Alors ça gueule. Mais on leur dit que s'ils sont pas contents, c'est la porte et que de toute façon, faut arrêter de fournir du binz aux étrangers pour qu'ils nous prennent au sérieux quand même. Donc on explique aux chefs de l'international qu'ils seront à la solde des chefs de la France, qu'on leur garde leur salaire mais que les avantages telles que primes, 4/5ème, indemnités km, ordi portable, tél portable, ils peuvent aller se brosser.
Mais comme les RH veulent faire ça en douceur, ils laissent des gens pendant 6 mois sans chef et sans boulot en attendant de les caser. Alors ces gens s'inventent du boulot et mettent la pression sur les prestataires pour fournir un super truc aux étrangers en croyant que ça va les pistonner pour avoir un super poste dans la nouvelle direction informatique française qui dirigera tous les champs du monde. C'est beau de rêver.
En attendant en France, les responsables de chaque champ sont assez indisciplinés et c'est le bordel à gérer. Alors on leur crée une direction informatique décisionnelle. On leur fait des tableaux de bords pour la production et la vente de leur maïs. Mais on fait ça à la française avec plein de chefs, de procédures et d'administration. Ca embauche plein de monde, on fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose puisque le maïs, ça se vend toujours.
Puis les deux potes se disent qu'il faudrait surveiller un peu les champs qu'ils ont à l'étranger, sauf que les étrangers, avant d'être racheté, ils géraient déjà leur champ. Alors ils nomment quelqu'un à la tête de chaque pays, pour être responsable des champs. Puis à tous ces responsables, on leur dit qu'on va leur fournir des belles statistiques toutes belles pour qu'ils puissent gérer mieux leurs champs. Sauf que eux, ils en ont rien à foutre puisqu'ils vendaient déjà du maïs avant. Mais bon, ce sont les patrons qui décident. Alors pour faire vite et simple, les patrons prennent une dizaine de pecnos, leur disent de se débrouiller pour fournir un truc qui devrait être utile aux étrangers pour gérer leurs champs. C'est le ouaille, aucune organisation mais ça marche plus ou moins. Puis, les patrons se disent, ça suffit, on va leur imposer notre informatique décisionnelle pour améliorer la production et la vente de maïs. Alors les étrangers gueulent parce que maintenant, si on leur impose un truc, faudrait que ça marche aussi bien voire mieux que leur bon vieux stylo-bloc-notes-téléphone. Alors on prend des prestataires à tout va pour fournir un truc plus ou moins bien ficelé. Mais comme à la base, on ne sait même pas trop ce qu'il faut fournir, c'est le binz.
Alors là les 2 potes se mettent à réfléchir et se disent que pour faire encore plus de pognon, il faudrait faire le même système décisionnel pour la France et les autres pays. Donc une seule direction informatique. Ils commencent par dégraisser la française, la lourde, la plus chère. Ils virent tous les techos, les fainéants et les femmes en les refourguant à une société de prestataires. Et ils gardent quelques chefs. Puis, ils s'attaquent à l'international. Ils externalisent d'abord à l'île Maurice. Puis, ils disent aux gens qu'ils vont devoir intégrer la direction française pour faire la même chose qu'eux et avec leurs méthodes. Alors ça gueule. Mais on leur dit que s'ils sont pas contents, c'est la porte et que de toute façon, faut arrêter de fournir du binz aux étrangers pour qu'ils nous prennent au sérieux quand même. Donc on explique aux chefs de l'international qu'ils seront à la solde des chefs de la France, qu'on leur garde leur salaire mais que les avantages telles que primes, 4/5ème, indemnités km, ordi portable, tél portable, ils peuvent aller se brosser.
Mais comme les RH veulent faire ça en douceur, ils laissent des gens pendant 6 mois sans chef et sans boulot en attendant de les caser. Alors ces gens s'inventent du boulot et mettent la pression sur les prestataires pour fournir un super truc aux étrangers en croyant que ça va les pistonner pour avoir un super poste dans la nouvelle direction informatique française qui dirigera tous les champs du monde. C'est beau de rêver.
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