Rire ou ne pas rire, telle est la question.
J'ai une théorie bien particulière sur le rire en société.
Pour moi, le rire est une forme de communication. Donc à l'instar du fait qu'on évite de parler tout seul devant des gens (au risque de passer pour un fou), on ne rit pas tout seul devant des gens (surtout si c'est pour se foutre de leur tronche).
. On ne rit pas au cinéma. Ca fait chier ton voisin qui n'a pas forcément le même humour que toi et/ou qui aimerait bien entendre la réplique suivante pendant que tu bêles bêtement. Et franchement l'écran, il s'en fout que t'as ri à sa blague, donc niveau communication zéro.
Exemple : quand j'ai ri devant le film "La maison", j'avais Craintdegun à mes côtés qui me disait de me taire parce que je risquais de déranger les gens. Est-ce que les gens ont pensé qu'ils me dérangeaient quand ils riaient devant "L'âge d'homme" hein ? Voilà pourquoi on ne rit pas au cinéma, on rit intérieurement si on veut (si si c'est faisable, et c'est bien plus plaisant), mais on ne fait pas chier les gens à exploser de rire à n'importe quel moment. Le cinéma est un art égoïste.
. On rit au théâtre. Parce qu'une pièce de théâtre, c'est interactif. Entre les acteurs et le public, ou entre le public et le public. Par contre, on n'applaudit pas les acteurs qui rentrent en scène. Parce que rentrer en scène n'a rien d'exceptionnel et qu'ensuite, du coup, on n'entend pas les premières répliques.
. On rit devant sa télé uniquement si on est seul devant. Même théorie que pour le cinéma.
. Quand on rit tout seul devant http://slashdot.org/, on ferme sa porte de bureau. Surtout quand on a un rire wallacien(*).
(*) Le rire wallacien : vient de Wallace (**). Consiste à rire à gorge déployée la bouche grande ouverte si possible la tête en arrière en hurlant très fort MOUAHAHAHAHAH. Grosminet, à mon grand désarroi, en est adepte. Surtout devant la télé ou son ordi ...
(**) Un homme d'une très grande classe :